Le Projet Las

Notre objectif est de faire découvrir le Las et son bassin versant au travers de ses spécificités et de partager nos connaissances avec le plus grand nombre, sans autre but que de faire naître passion et intérêt pour notre environnement de proximité.


Nous avons à peine survolé la problématique du Las et de son bassin versant. Il faudra encore de nombreuses générations pour compléter le tableau bien incomplet dont nous dressons aujourd’hui le brouillon dans le livre «Le Las : Une Rivière dans la Ville»

Les sources du Ragas


Les eaux des sources du Ragas proviennent principalement du massif de Siou Blanc. C’est un plateau karstique qui va du nord de Toulon à Signes sur une étendue de 9 km sur 12 km. L’altitude moyenne est comprise entre 650 mètres et 750 m, avec un point culminant à 826 m : la Colle de Fède.


Le massif de Siou Blanc forme pour l’essentiel la partie orientale du bassin du Beausset. Il est constitué par une série stratigraphique s’étendant du Muschelkalk dans la Vallée du Gapeau, au Turonien dans le bassin du Beausset.


C’est dans l’ensemble une unité monoclinale, inclinée vers le sud-ouest et modelée par de grandes failles et des plis.


Il couvre une superficie de 108 km2. Il est découpé par de grandes failles orthogonales qui vont déterminer plusieurs unités souterraines dont la plus importante est celle qui alimente le Ragas. Les gouffres les plus importants se situent sur deux failles parallèles d’azimut 320°.


La plupart de ces gouffres se terminent sur une couche de berrasien marneux. Seuls les avens du Cyclopibus et de la Solitude ont traversé cette couche.

Origine des eaux du Las


Les eaux de la rivière du Las situé sur le territoire des communes du Revest les Eaux et de Toulon proviennent du massif de Siou-Blanc et des cours d’eau superficiels des massifs nord toulonnais (le Coudon, le Faron, le Grand-Cap, le Mont-Caume, le Baou et le Croupatier).


La rivière draine une superficie de 4000 hectares et reçoit les eaux de trois alimentations principales pérennes par les sources de Dardennes, la Source Saint-Antoine et la Baume de Dardennes (ou Fougassière).


Il est aisé de déterminer les bassins d’alimentation des sources dans la zone littorale car ils coïncident avec les bassins orographiques. C’est beaucoup plus délicat dans les zones calcaires.


Les émergences dépendent de bassins d’alimentation souterrains très difficiles à délimiter, d’autant plus que la plupart du temps, ils n’ont aucun rapport avec le bassin orographique.

Mise à jour : le 05/02/16


Page réalisée : T.Lamarque

Articles : T.Lamarque, P.Maurel, P.Courbon

Photos : T.Lamarque, P.Maurel,

Vidéos : T.Lamarque, P.Maurel,

Infographie : Spélé-H2O, P.Maurel

Le bassin hydrologique est un aquifère, simple ou complexe, dans lequel les eaux s’écoulent vers un même exutoire ou groupe d’exutoires. Il est délimité par une ligne de partage des eaux souterraines.

Le bassin d’alimentation correspond à la surface de terrain qui absorbe les eaux de pluie pour les restituer sur une source ou un ensemble d’exutoires. On pourrait presque évoquer un gros entonnoir naturel qui récupère les eaux devenues souterraines pour les acheminer vers les sources du Las.

Les injections dans les avens de la Solitude, la Boue, le Caniveau et de l’Abîme des Morts et les restitutions du traceur aux exutoires de Saint-Antoine et de la Foux de Dardennes nous ont permis de préciser les limites du bassin-versant des sources du Las. Clique sur la carte pour l’agrandir et voir le système hydrospéléologique du Las

Le bassin-versant est la surface réceptrice des eaux qui alimentent une nappe souterraine, un lac, une rivière ou un réseau complexe ; on le définit par sa morphométrie, ses caractères climatiques, sa géologie, sa végétation, ses sols (Loup J, 1974). Clique sur la carte pour l’agrandir

La source Saint Antoine et la Baume de Dardennes


A 4 kilomètres en aval du barrage, la Vallée de Dardennes se resserre entre le mamelon du Grand-Saint-Antoine et la colline de la Jonquière.


Le Las traverse les affleurements des couches des terrains jurassiques (qui forment le soubassement du Faron), ainsi que les marnes et calcaires du Bathonien (qui plongent sous les alluvions pour réapparaître sur la rive droite).


De part et d’autre de la rivière, jaillissent les sources de Saint-Antoine et de la Baume.


Les bassins hydrographiques des sources de Saint-Antoine et de la Baume sont mal connus.


- Saint-Antoine reçoit une partie des eaux du plateau de Siou- Blanc (traçage Aven de la Solitude), mais qu’en est-il de Tourris et de la Plaine des Selves ? Le B.R.G.M. l’estime à 16 km2.


-Il semblerait que la Baume reçoive des eaux s’infiltrant en amont, en rive droite du Las sur les hauteurs des Quatre Chemins des Routes des Pomets, soit 3 km2.

Conclusion


- La rivière du Las draine une superficie orographique d’environ 40 à 50 km2.

- Elle reçoit les eaux de trois sources principales (sources du Ragas, Saint-Antoine et la Baume de Dardennes), d’une dizaine de vallons et plusieurs pluviaux.

- En juxtaposant bassin orographique et hydrographique, nous estimons à 95 km2 son bassin d’alimentation. Mais ce chiffre est plus qu’aléatoire et demande à être confirmé par de nouveaux traçages.

Les limites supposées sont donc :


- au nord, la dépression de Signes que domine la cuvette de la Limate.

- à l’ouest, le contact Urgonien / Turonien au niveau des Bigourets.

- à l’est la grande faille N.O. / S.E. passant par la Citerne Neuve.

  1. -au sud-est, la plaine des Selves limitée par le Coudon.

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Voir le livre le Las une rivière dans la ville

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